
Et si on parlait retraites ?
Ou plus exactement de syndicalisme retraités.
Ca y est, la date de départ en retraite est arrêtée, les crédits sont soldés, les enfants sont casés, vous êtes prêt(e)s pour les grandes vacances bien méritées après une vie de labeur. C’est le bonheur, on ne risque plus rien des aléas de carrière, tout est prêt pour une retraite longue et sans nuages.
C’est à peu près ce qui vous attend, hormis le taux de pension aléatoire qui vous guette, agrémenté des diverses augmentations de santé, de nourriture, de chauffage (énergie), en bref toutes les dépenses non compressibles de la vie courante. Car si le gouvernement affirme que les dépenses des retraités diminuent, (et qu’il est donc normal de les payer moins, ce à quoi il s’emploie avec zèle), les seuls frais qui diminuent éventuellement sont ceux des transports. Toutes les autres dépenses demeurent pour mener une vie normale malgré un revenu amputé d’au moins 25%. Et le taux de revalorisation de votre pension sera revu tous les ans, au mieux (16 mois, quelquefois), et plutôt à minima.
Pour défendre vos droits, vos revendications (pouvoir d’achat, santé, services publics,…), vous le savez, il faut se faire entendre des décideurs. Et pour ce faire, il faut être nombreux et unis pour réclamer notre dû haut et fort, car votre employeur sera dorénavant le gouvernement, loin et très dur d’oreille…
La seule structure à pouvoir vous écouter, rassembler vos doléances, les organiser avec celles des 17 millions de retraités, et enfin les faire connaître à qui de droit, c’est le syndicat : CGT bien sûr, puisque vous lui avez fait confiance durant votre vie active.
C’est pourquoi, il faut continuer de se syndiquer à la retraite, sinon vos réclamations resteront lettre morte, sans personne pour les adresser au bon interlocuteur. Et pour être mieux entendu, le syndicat doit être le plus fort possible, c’est-à-dire, avoir le plus d’adhérents possible. Sachez donc que la section retraités de votre syndicat existe, et fera son maximum pour faire aboutir vos revendications. Et n’oubliez pas que seul un tiers de votre cotisation est à votre charge, les 2/3 restant sont soit remboursés par le ministère si vous
ne payez pas d’impôts, soit déduits sous forme de crédit d’impôts.
Bienvenue dans votre nouvelle vie, et qu’elle soit la plus longue possible.

